Le Mystère des Jonquilles d’Edgar Wallace
1931 (édition originale 1920) – traduction Alix Naville

Bibliothèque Numérique Romande
www.ebooks-bnr.com

Pourquoi toujours lire les romans, études, nouvelles, policiers à la dernière mode ? Pourquoi se contenter du tam-tam qui résonne dans le landerneau intellectuel en vogue ? Essayez donc de lire Edgar Wallace. C’était il y a près d’un siècle et demi, mais vous serez conquis j’en suis certaine. L’attention passionnée que l’on porte à ses thrillers est tout à fait d’actualité, moderne.

Tout d’abord, connaissez-vous Richard Freeman dit Edgar Wallace (1875-1932) ? C’est l’Amélie Nothomb du roman policier… et autres. C’est la prolixité et le talent. Tout à la fois.

Il commença par être journaliste au Daily Mail. Renvoyé du journal, il se lança dans l’écriture et créa un nouveau genre  : le « thriller » à l’anglaise. Il eut beaucoup de succès. Sa prolixité le conduisit à produire 170 ouvrages en 27 ans.

Voici donc l’histoire de Thornton Lyne, commerçant richissime. Il est découvert assassiné dans Hyde Park, une chemise de nuit de femme enroulée autour de sa poitrine, des pantoufles de feutre aux pieds, une inscription chinoise dans sa poche et un bouquet de jonquilles sur ses mains jointes.

Les soupçons se portent sur la jeune et jolie Odette Rider ; employée de Thornton Lyne, elle vient de repousser ses avances. Ne trouvez-vous pas la suspicion trop évidente ? Moi, si.

 Mais Jack Tarling, fin limier de Scotland Yard, va éclaircir le mystère.

Tout comme ses autres intrigues policières, ce roman de Wallace est léger comme une bulle de champagne. Il se lit avec plaisir et intérêt. En cas de fatigue, de stress, de soucis, c’est un excellent traitement. Et mieux vaut un bon livre qu’un médiocre médicament.

Ce livre appartient pleinement à la littérature, ce n’est pas un « polar ». Si la langue est soignée,  la traduction l’est également. Pas de vulgarité, pas de grossièreté. Un style très « british », très plaisant. Une recette de longévité ?

*