Au musée Cognac-Jay de Paris : le 18ème siècle
Créé par netecrivaine le 10 mar 2013 à 18:14 | Dans : Non classé

Antonio Canal dit Canaletto
Vue du canal de Santa Chiara à Venise
vers 1730-1735
Un célèbre petit musée se trouve dans la rue Elzévir, au coeur du Marais parisien : le musée Cognac-Jay.
Il est situé dans une très courte rue derrière le musée Carnavalet et le lycée Victor Hugo. On ne peut l’atteindre qu’en se promenant. Le musée regroupe certaines des oeuvres qu’Ernest Cognac (1839-1929) et sa femme Marie-Louise Jay (1838-1925) ont acquis au long des années. Ernest Cognac est le fondateur des grands magasins, aujourd’hui fermés et laissés apparemment à l’abandon : La Samaritaine. Ce magasin avait une annexe appelée « la Samaritaine de Luxe » située boulevard des Capucines, tout près de l’Opéra Garnier. C’est là que furent rassemblées les collections Cognac-Jay lorsque le magasin cessa ses activités. En 1981, le musée dut déménager pour l’hôtel Donon, dans le quartier du Marais, où il demeure toujours. Médéric Donon était le contrôleur des bâtiments d’Henri III.
L’Hôtel Donon, construit dans le dernier quart du 16ème siècle, est l’écrin idéal. Une demeure de la Renaissance classique pour des oeuvres du 18ème siècle, un siècle classique et si artistiquement harmonieux. Etroite demeure, vous monterez les 4 étages sans même vous en apercevoir. Jusqu’aux magnifiques combles consacrées aux terres cuites de Clodion et aux biscuits et qui, si vous levez la tête, vous montreront leurs splendides poutres d’origine. La charpente est la création de l’architecte d’Henri II, Philibert Delorme.
Porcelaine de Meissen
Femme portant un faucon, 1746
Après avoir admiré quelques belles pièces, le niveau II expose de petits meubles ainsi que de très belles porcelaines de Meissen. Ce ne sont pas des services de table, mais les célèbres figurines si fines et si colorées.
Quelques belles toiles ornent les murs de cet étage dont des Guardi et des Canaletto. Boucher y est également représenté .
François Boucher, fille de l’artiste
Quelques marches encore dans cet escalier typiquement étroit et vous vous trouvez au niveau III, qui était sans doute l’étage des appartements privés de Médéric Donon. On y trouve un imposant lit à baldaquin attribué à Georges Jacob et ayant appartenu à la fille de Louis XV. A côté un Cabinet est consacré à ces délicieux tableaux de Fragonard, légers, légers. Charmants. Puis, toujours au même étage une salle consacrée à la peinture anglaise. Et enfin, un grand salon décoré et organisé comme au musée Nissim de Camondo. Comme si le propriétaire allait revenir boire son café et lire.
Claude Michel dit Clodion
Bacchante, terre cuite
Et au sommet ce merveilleux endroit dont je vous ai parlé. Par les fenêtres vous aurez un aperçu de ce qu’est une construction de l’époque avec une vue sur la totalité du bâtiment et de la cour. Il y a également un petit jardin.
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