Gens des cimes Pierre Scize – 1933 -Editions Didier et Richard 1933 – 204 pages

Amoureux de la montagne, passionnés, ce livre est écrit pour vous !

Bien sûr que ce livre est quasi introuvable. Chez les libraires, nenni. Mais, vous le trouverez chez les bons revendeurs ou chez les spécialistes. Moi, je l’ai trouvé chez un revendeur Amazon.

En relisant le merveilleux témoignage d’Emilie Carles dans « Une soupe aux herbes sauvages », elle fait allusion à ce livre, disant qu’il lui a apporté un complément de connaissances sur l’âme des montagnards.

Et quelles connaissances !!

Gens des cimes dans Livres saint-veran-253258


Ce petit fascicule de 204 pages nous raconte en cinq nouvelles la vie des années 1914-1929 en montagne. Il y a, tout d’abord le poignant sacrifice de Célestine – « La Passion de Célestine Eymard » – puis « La Demoiselle », exceptionnel tableau du Saint-Véran d’alors et du refus que le maire oppose à un progrès sensé tout pourrir, enfin « L’Oromane »,  le suicidaire de la montagne.

Ce sont mes préférées. Les deux autres textes n’en sont pas moins de petits bijoux. J’ai aimé le style simple, précis et évocateur qui m’a transportée dans la montagne et dans le temps. C’était une belle évocation en cet hiver 2013 neigeux et froid.

J’habite les montagnes de la Suisse, ce qui ne m’empêche pas de bien connaître les lieux cités. Je peux ainsi imaginer ce dont Pierre Scize nous parle. Ce livre est inoubliable ; il a changé ma vision des choses, l’a concrétisée et m’a rappelé, encore, combien la montagne est sauvage, dangereuse, habitée par des gens à l’esprit souvent borné (au sens propre du terme). Tout ce que l’auteur raconte, bien qu’extrême,  résonne dans le présent comme un écho du passé. Et j’en ai des preuves lorsque j’arpente les chemins de randonnées et les sentiers des cimes. Ces hommes et ces femmes, je les ai rencontrés. Plus modernes – bien sûr – et en même temps identiques à leurs anciens.

A lire absolument, si vous le trouvez.

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