JAMES COOK
Et la découverte du Pacifique

 Du 7 Octobre 2010 au 13 Février 2011

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James Cook (1728-1779) est considéré comme l’un des plus grands explorateurs de tous les temps.
Le naturaliste allemand Georg Forster lui a rendu hommage en disant que « personne n’a étendu les frontières de notre connaissance à un tel degré, en si peu de temps. ».
Quant au roi George III d’Angleterre, il a salué le génial découvreur en disant qu’ « il n’y a rien qu’il n’ait tenté. »

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Au cours de trois voyages, en dix ans, James Cook s’est approché des deux pôles, a exploré le rivage occidental du Canada et de l’Alaska ; excellent cartographe, il a également rempli les espaces  vierges  des mers du sud d’îles et de peuplades inconnues et inimaginables jusqu’alors. Il a rapporté dans ses soutes quelques 2000 objets tous plus rares et plus extraordinaires les uns que les autres. 400 de ces objets rares nous sont présentés lors de cette formidable exposition.

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Figure divine d’Hawaï- ( British Museum, Londres)

plumes et dents de chien

Quand James Cook s’embarque pour son premier périple en 1768 c’est pour le Pacifique où il a deux tâches à accomplir : résoudre une fois pour toutes la question de la « Terra Australis Incognita » et se rendre à Tahiti pour y voir l’étoile de Vénus passer devant le soleil.

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Plastron taumi – Tahiti 2ème partie du 18ème siècle

Pour son expédition il a choisi un navire charbonnier, robuste et pratique : l’Endeavour qui peut contenir une très grande quantité de provisions. Il embarquera des soupes, des citrons et de la choucroute et sera ainsi le premier à trouver une solution efficace au scorbut.

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Figures masculines et féminine – Tahiti 1774
Statuettes en bois renfermant le pouvoir des dieux. Elles sont toujours au coeur des rituels. Elles ont probablement servi de figures de proue ou de poupe à des pirogues.

En quittant Tahiti, l’explorateur se dirige vers les îles occidentales voisines qu’il baptise « îles de la Société » en l’honneur de la Société Royale de Géographie de Londres. Puis il poursuit sa route vers la Nouvelle Zélande  et l’Australie.

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Costume de deuil (heva tupapau)- Tahiti avant 1779
nacre et plumes

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Tambour des Iles de la Société
utilisé lors des danses publiques

Il rentre en Angleterre en 1771 pour repartir de 1772 à 1775. Il affrète deux navires charbonniers le Résolution et l’Aventure. En trois ans il va parcourir près de 120.000km et faire le tour du monde. Il est ainsi le premier à passer le cercle polaire antarctique. Il cherchera également le passage du nord-ouest qu’il ne trouvera pas, bien évidemment, puisque ce passage n’a été que récemment praticable du fait de la fonte des glaces.

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Masque Nootka – Ile de Vancouver

Le troisième voyage aura lieu entre 1776 et 1779. Bien qu’il n’ait pas encore 50 ans, James Cook est fatigué. Des tensions existent entre lui, les membres de l’équipage et les autochtones.

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Jeune femme des îles Sandwich – oeuvre du peintre bernois John Weber (1751-1793)

A Hawaï, dans la baie de Kealakekua, après avoir participé à des festivités en l’honneur du dieu Lono auquel Cook semble être assimilé, l’un des canots est volé. L’explorateur prend alors le chef du village en otage pensant ainsi récupérer son embarcation. Cook décide alors de quitter l’île, mais essuyant une tempête il se trouve dans l’obligation de regagner Hawaï où les habitants ne le prenant plus pour le dieu Lono l’assassinent, découpent sa dépouille et distribuent certains morceaux aux familles les plus importantes de l’île. Anthropophagie.
Telle est la fin tragique d’un grand explorateur.
Vanitas vanitatis.

Le musée historique présente toujours de magnifiques expositions dans de vastes salles aérées. La scénographie est particulièrement soignée. Et c’est un réel plaisir que de flâner de salle en salle.

Je suis allée voir cette exposition un dimanche. Il y avait un très grand nombre d’enfants de tous âges : intéressés, ravis et étonnés. De les voir si passionnés était vraiment jubilatoire. Alors n’hésitez pas à emmener les vôtres ; parents et enfants y trouveront leur compte. Il y a des audio-guides dernière génération en français et chaque vitrine est présentée avec des commentaires didactiques trilingues (dont le français).

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