Les esclaves de Paris d’Emile Gaboriau
(1867)

Tome  1 : Le chantage
Tome 2 : Le secret des Champdoce

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Ces deux tomes ont été Réédités par les Editions Manucius  (2006)
Tome 1 : 360 pages
Tome 2 : 508 pages

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Après la lecture de « L’argent des autres » qui m’avait tenue en haleine et m’avait passionnée, je me suis lancée dans la lecture d’un autre grand roman d’Emile Gaboriau : « Les esclaves de Paris ».

Ce long roman qui totalise près de mille pages fut publié en feuilleton en 1867 dans  « Le Petit Journal » (1863-1944) car, il ne faut pas oublier que Gaboriau fut avant tout un feuilletoniste.

De prime abord le titre m’a semblé surprenant et limite peu engageant ; heureusement les sous-titres  m’ont paru plus alléchants.

C’est une longue aventure dans laquelle de machiavéliques intrigants profitent des faiblesses, des secrets et des malheurs des autres pour les faire chanter, pour les ruiner et les détruire. Face aux méchants, les gentils se dressent forts de leur honnêteté et de leur pureté. Les deux clans se livrent alors un combat titanesque. Les gentils procèdent par déduction pour déjouer les pièges vicieux des scélérats – on retrouve là les méthodes d’investigation chères à Edgar Poe. Quant à l’épilogue de ce drame, c’est  Monsieur Lecoq, ancêtre de Sherlock Homes qui, utilisant toutes les ressources de la logique, en dénouera les ficelles.

J’ai été entraînée dans ce Paris du 19ème siècle qui se trouve pris entre bas-fonds et nouvelles avenues ; ce Paris dont Balzac puis Zola ont dépeint le petit peuple qui essaye de survivre malgré la pauvreté. Gaboriau nous apporte ses observations de journaliste et d’écrivain. Il nous conte « son » Paris si semblable à celui de Balzac.
Car, en fait, « les esclaves de Paris » pourraient très bien être un chapitre additionnel à la Comédie Humaine.

Ne soyez pas repoussés par  la date de ce roman d’aventures.
Ne cherchez pas toujours dans les romans actuels quelque chose d’unique et d’introuvable ailleurs. Croyez-moi, ces romans du 19ème siècle sont vraiment formidables. Bien écrits, souvent mieux que ce que l’on nous propose actuellement, ces livres nous apportent fantaisie, rêve et suspense.

Ils ont une place à tenir dans notre siècle déjà désenchanté.

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