Les trappeurs de l’Arkansas de Gustave Aimard
(1858)

ebook  téléchargé sur E-books libres et gratuits
Bibliothèque électronique du Québec
Collection « A tous vents »

 Vendu également sur Amazon.fr
et autres revendeurs et libraires
Collection Bouquins 2001

comanche.jpg

 Je n’avais jamais entendu parler de Gustave Aimard (1818-1883). Et vous ?
Il fut pourtant un célèbre romancier qui écrivit 70 livres en 25 ans.
Au XIXème siècle et au début du XXème, il fut aussi populaire que Paul Féval ou Eugène Sue.
Cette méconnaissance était donc une réelle lacune.

Les trappeurs de l’Arkansas, son premier roman parut sous la forme d’un feuilleton dans le « Moniteur Universel ». Le roman eut un succès immédiat et Gustave Aimard devint le feuilletoniste attitré de ce journal.

Voici donc un grand roman d’aventures où indiens Comanches, coureurs des bois, pionniers et voyageurs se croisent.
La guerre et la paix, la haine et l’amour – leurs corollaires – sont, comme dans tous les romans d’aventures, présents à chaque page.
C’est rocambolesque à souhait et le lecteur emporté par le rythme ne s’ennuie pas une minute. Le style est simple et alerte

Gustave Aimard  nous entraîne à sa suite dans des régions encore mal connues des européens  mais dans lesquelles il a vécu. Il a longuement séjourné chez les Comanches et sillonné la Grande Prairie.
L’un des protagoniste dit : « La nation Comanche est une grande et noble nation que j’aime, je suis heureux d’avoir été adopté par elle ». Ainsi Gustave Aimard se dévoile t-il.

Ce qui est très intéressant c’est que le romancier « s’engage dans une entreprise de compréhension de l’indien. Mais son propos n’est pas de déplorer ce qui pourrait être amélioré chez les indiens mais de dire combien ils sont plus humains que ce que l’on prétend ».
Car « De tous les hommes, les Indiens sont peut-être ceux qui savent avec plus de facilité se courber aux exigences d’une situation imprévue. »
Des critiques ont cru voir dans Les trappeurs de l’Arkansas l’un des premiers plaidoyers pour la cause indienne.

Par ailleurs, ce livre nous parle de la liberté totale, comprise dans son sens le plus large où la Prairie est un espace de beauté, de transgression et de fantasmes.
« L’aspect de la nature grandiose et sublime qui nous environne a quelque chose de saisissant qui ennoblit les idées, élève l’âme et rend l’homme meilleur. Que ceux qui vivent dans ces solitudes sans bornes doivent être heureux ! ».

 Vous lirez néanmoins des passages fort critiques à l’égard de ces indiens, ce qui rend parfois le texte et l’idée de base très ambigus : « les Indiens avaient passé par là avec la rage sanguinaire et leur haine invétérée contre les blancs » ou bien « Il détestait les blancs auxquels il avait juré de faire une guerre d’extermination. »
Cette haine me paraît légitime. Elle est légitime.

 En conclusion, je voudrais vous dire que ce roman d’aventures, de la même famille que « Le dernier des Mohicans » de Fenimore Cooper, est agréable et distrayant.
Si c’était un vin, on le qualifierait volontiers de gouleyant.

***