Dans les bois – Harlan Coben
Editions Pocket Thriller n° 13988 – 2008 – 491 pages

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Source : Photo Jean-Pierre LONG-TOUSSAINT – 2005

C’était hier lundi, de bon matin, au lit pour cause de pied opéré.

Ce n’est ni une justification ni une excuse. J’ai ouvert le thriller d’Harlan Coben pour le refermer sur la dernière page vers 18 heures. J’ai vaguement déjeuné et tout le reste a attendu.

J’ai été prise d’une curiosité insatiable. J’ai dévoré et savouré ce roman jusqu’à sa dernière syllabe, jusqu’à son point final.

Paul Copeland, âgé de 37 ans est un procureur remarqué et intègre du barreau de Newark. Assisté de Loren Muse son enquêtrice, il prépare et étaie un dossier délicat. Chamique Johnson âgée de 17 ans vient d’être violée dans une chambre de l’université par deux gosses de riches : Barry Marantz et Edward Jenrette .

Un fait indépendant de l’affaire en cours vient surprendre et perturber Copeland, dit « Cope ». On a retrouvé le cadavre d’un homme de 37 ans. Cope l’identifie comme étant l’un des jeunes gens théoriquement assassinés vingt ans plus tôt. Ils étaient 4 et Camille, sa sœur, était l’une des autres victimes.

Bien qu’aucun lien apparent ne relie ces drames, les éléments de ces deux affaires vont s’imbriquer étroitement.danslesbois2.jpg
Source : Photo Axel ANDY – 2003

Il y aura des mensonges, de vils chantages et des règlements de comptes. Il y aura tous ces chagrins qu’un être humain peu stocker et cacher, mais il y aura aussi sur les décombres de la vie la possibilité de renaître et d’aimer à nouveau.

A partir de là Harlan Coben va entraîner son lecteur dans une de valse effrénée, à l’endroit et à l’envers. Nous valsons au rythme des rebondissements, nous avons la tête qui tourne, nous sommes essoufflés et haletants jusqu’à la dernière page… à ne surtout pas lire avant le point d’orgue.

C’est un thriller aussi bien ficelé que ceux de Fred Vargas, même mieux. Le rythme est tonique et soutenu, sans jamais faiblir. C’est l’Amérique des séries « speed », telles Les Experts ou NCIS. J’ai adoré valser et cavaler.

Mais, il manque ce charme propre à Fred Vargas, ce charme fait de culture historique et littéraire qui apporte une finesse et un cachet typiquement français. Stop !!! je ne fais pas Cocorico. Je constate, c’est tout.

A 18 heures environ j’ai rebranché ma prise personnelle et je suis retombée avec un grand plouf dans le marigot de la réalité.
Je me suis pris 100.000 volts de quotidienneté.

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