Dans les bois éternels de Fred Vargas – 2006 – Collection J’ai Lu Policier – n° 9004 – 478 pages

 

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Ouah ! Quel roman… policier !

C’est avant tout un roman formidable. A mes yeux, il est le meilleur de tous les «rompols» de Fred Vargas que j’ai lus. Il est également le plus élaboré, le mieux construit et le plus complexe.

Des meurtres de femmes se produisent, une ombre rôde dans la maison que le commissaire Adamsberg a louée, un cerf est sauvagement tué et son cœur extirpé disparaît au grand dam des chasseurs d’Haroncourt dans l’Eure. Voici quelques éléments. Les intrigues, les personnages et les lieux s’enchevêtrent pour le plus grand plaisir du lecteur.

Des personnages originaux et sympathiques peuplent ce livre. A commencer par Adamsberg dans son rôle de commissaire rêveur, d’ex-amant de Camille et de père racontant des histoires absurdes et sages. Il y a aussi Danglard, le puits de connaissances ainsi que le beau et ténébreux Veyrenc qui versifie comme il respire. Et surtout, il ne faut pas oublier Boule, le chat lymphatique amoureux du lieutenant Violette Retancourt. Fred Vargas doit avoir un chat…

Et saupoudrés ici et là, d’insolites renseignements nous surprennent, tel l’os en forme de double cœur qui est dans le groin du porc.
Le saviez-vous ? Moi, pas.

Voilà. Je ne vous en dirai pas plus. A vous de savoir si j’ai su vous appâter.

Je trouve regrettable d’apporter trop détails au lecteur. L’envie de lire disparaît. Vous savez, c’est un peu comme à la T .V., la présentation rapide des séries ou des téléfilms. Vous avez tout vu en trois images.

Mais pour finir, voici quelques vers de Veyrenc-Vargas que je livre à votre méditation :
« La morgue des puissants dévaste la Justice,
Et fait un serviteur d’un chef de police.
La République est pâle et verse dans l’abîme,
Les tyrans qui la tuent ont les mains noires du crime ».

Personnellement, je les trouve jubilatoires.

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