de Marciana Marina à Sant’ Andrea
5km 400

Nous sommes partis de Marcia Marina, au nord de l’île et sommes montés le long de l’Uccellaia en direction de Casa Bruschi puis nous avons continué vers Bartoli, Lodovico, le Casine, la Conca, Paolini et enfin le golfe Sant’ Andrea.

C’est un beau sentier dans la forêt avec vue sur les anses qui creusent la côte.img0105resize.jpg

Ce qui est remarquable c’est l’absence de bétonnage. Pas de barres d’hôtels, la morphologie des côtes ne s’y prête d’ailleurs pas.

Simplement, des hôtels de charme aux murs blancs ou roses, fleuris dans une orgie de couleurs vives, prospèrent ici et là. Quelques autres plus importants sont de taille encore raisonnable. On reste dans l’humain.

Tout autour, c’est le maquis avec ses chênes liège, ses cistes et ses arbousiers.

Et nos yeux se sont réjouis de voir des citronniers ployant sous leurs fruits. Pour les gens du nord, le citron est porteur d’un symbole fort ; il nous parle du soleil et de la vie. Sa vue nous réchauffe et son parfum nous séduit.

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« La Nature est un temple où de vivants piliers
« Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
« L’homme y passe à travers des forêts de symboles
« Qui l’observent avec des regards familiers. » (Baudelaire)

Mais le plus beau de la journée restait à venir. Nous sommes arrivés à Sant’ Andrea par les rochers du bord de mer. Ils sont d’un granit spécifique. Très blanc, presque lisse avec des inclusions.

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Des griffes de sorcières couvrent les flancs de certains rochers bien ensoleillés. Ce sont de belles plantes grasses à fleurs roses.

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La mer étale était limpide, les poissons et des oursins le confirment. Des baigneurs se revigoraient dans une eau à 19°. Ce fut une belle arrivée dans un endroit calme idyllique.img0108resize.jpg

Il ne faut toutefois pas se leurrer : nous sommes en mai, hors saison. Les mois de juillet et août sont très chauds et les plages surpeuplées.

Pour retourner à Marina di Campo, nous avons suivi la route côtière en corniche. C’est un à-pic sauvage qui surplombe la mer. Les rochers hébergent d’importantes colonies de goélands leucophées méditerranéens – sous espèce de goélands argentés – en période de nidification.

Les routes sont généralement étroites et le croisement de deux cars évoque l’assaut frontal de mouflons, les rétroviseurs avant faisant office de cornes.
On se demande toujours lequel va passer et souvent de
délicates manœuvres sont nécessaires.

A suivre…

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