De Muotathal (635m) à Bisisthal/Dürrenboden (853m)
Aller-retour 16km

Au départ de la gare de Schwyz, j’ai pris le car postal n°1 qui remonte bisistal0001resize.jpgla vallée de la Muota, vallée discrète, presque secrète.

Fermée jadis par des gorges sombres et boisées, elle devait être difficilement praticable.
Ce n’est plus le cas. Le Muotathal garde néanmoins son mystère et, son authenticité est jalousement protégée.

Comme il y avait encore de la neige, j’ai choisi de

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remonter la Muota en marchant sur l’étroite route qui monte à Bisisthal puis continue vers Salihöhi. Aucun chemin pédestre n’est encore vraiment praticable.

Quel charme ! Cette Muota qui dévale de Buosalp, saute joyeusement de pierre en pierre et court tout le long de la vallée en roulant un flot perle crêté de blanc.

C’est le grand opéra de la fonte des neiges.

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L’éclatant soleil du jour fait briller une neige que personne n’est venu violer. Vers le haut de la route, les bergeronnettes grises toujours vives et actives exercent leurs droits absolus tandis que dans la vallée, le torrent sauvage accueille des cincles plongeurs autrement nommés merles d’eau.

Comme montés sur ressorts, ils semblent prendre leur élan pour plonger dans l’eau bouillonnante à la recherche de nourriture et surgir de l’eau comme de petites balles noires.bisistal0020resize.jpg

A certains endroits, la neige a fondu laissant l’herbe de l’an passé flétrie et couchée. Du milieu des herbes mortes, l’hépatique violet bleuté offre sa fragilité avec une infinie délicatesse. Quant au tussilage, il darde ses multiples rayons jaunes. Il est comestible, mais personne ne le sait. Ouf !

Cette symphonie de couleurs printanières met l’âme en fête et fait renaître l’espérance.
Les pensées usées de l’homme usé s’en vont dans les eaux usées et laissent place à un peu d’espoir.

Lundi 6 Avril 2009

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