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Au bout du lac de Zoug, on franchit une frontière (pas tout à fait) virtuelle pour entrer dans le canton de Schwyz.

En 1806, la montagne du Rossberg s’effondra faisant dévaler 40 millions de mètres cubes au bas de la pente et détruisant sur son passage 4 villages. Une partie de la plaine de Arth Goldau se transforma en un chaos de rochers de tailles variables, parfois imposants.

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En 1925, ce chaos fut valorisé par la création de l’actuel parc animalier(Tierpark Goldau).

Y sont réunis plus de 90 espèces différentes qui cohabitent en harmonie sur un vaste territoire de 17 hectares. Les gros animaux, tels les bisons ou les mouflons ont des enclos immenses aux protections discrètes.

Cet été trois ours et deux jeunes ainsi que cinq loups vont inaugurer de nouveaux terrains aménagés spécialement pour eux. 17 hectares supplémentaires gagnés sur la montagne leur sont attribués. Coût de l’opération : 6,8 millions de Francs suisses prévus. C’est dire si on est loin des zoos et parcs démunis.

Mais, ce qui fait le charme de ces lieux, c’est la liberté. Plusieurs espèces de cerfs, daims et faons se promènent dans les allées. Il est permis de leur donner une nourriture spécifique qui s’achète dans les distributeurs disposés ici et là.

Ce sont de merveilleux compagnons de promenade, ils vous suivent, réclament des douceurs, poussent même le toupet jusqu’à chercher dans votre poche. Certains vous attendent même près des portes.barsloup0034resize.jpg

Vous pourrez ainsi caresser un cerf Sika du Japon ou bien un cerf rouge, à la robe foncée. Ce qui est possible avec eux ne l’est pas avec les chevreuils nettement plus craintifs.

Certes, ils sont imprégnés par l’homme, certes ils seraient incapables de vivre seuls dans la nature, mais ils sont visiblement heureux, vivant en hardes paisibles parmi les bipèdes visiteurs que nous sommes.

Des poules surprenantes vagabondent dans l’aire de restauration en picorant les miettes tombées au sol. Rien ne se perd, tout se transforme.
L’une d’elle considérant que j’étais une intruse m’a furieusement caqueté après ; j’ai pris la fuite.
J’ai rejoint les grands étangs qui accueillent canards, grands cormorans, oies bernaches et autres. La cohabitation est de rigueur. Et, deux fois par jour le spectacle à succès du nourrissage attire les spectateurs de tous âges.

Le temps s’écoule sans y penser. Dans ce lieu d’humanité, l’homme retrouve sa place : au milieu des autres animaux.
Il n’est plus le centre de tous les intérêts.
Les daims remettent sa pendule à l’heure.

barsloup0002resize.jpgbarsloup0036resize.jpg

barsloup0038resize.jpgbarsloup0009resize.jpgA suivre…

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