Comment les riches détruisent la planète – Hervé Kempf – Editions du Seuil – Essais Points n°611 – ISBN 9782757812167- 148 pages.

Je vous en conjure, lisez ce livre !!!hkempf.jpg
Il vous apportera un éclairage violent et vous verrez ainsi comment l’oligarchie mondiale se comporte, utilise les classes « inférieures » et veut asservir chacun d’entre nous.

Vous apprendrez que cette oligarchie est suffisamment puissante pour se débarrasser de l’encombrant principe de démocratie et ce, au profit de régimes sécuritaires bien verrouillés.

Il ne faut pas jouer les étonnés car, dans sa «Démocratie en Amérique» (1835), Alexis de Tocqueville (1805-1859) nous avait mis en garde. «L’individualisme est un sentiment réfléchi qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables de telle sorte que, après s’être créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même». (D’autres citations figurent dans la catégorie «Textes et citations»).

Vous comprendrez comment les peuples sont le jouet d’une désinformation constante, du matraquage de l’angoisse et de son utilisation afin que chacun reste tapi dans son coin, face à sa télévision, face au difficile quotidien.

Ne pas comprendre les motifs cachés et profonds du comportement de cette oligarchie est un handicap. Je trouve la connaissance rassurante. Elle permet de prendre conscience, de se positionner et de lutter. Et même si la lutte, parcellaire ou individuelle ressemble à une goutte d’eau dans l’océan (non) pacifique, il faut agir. Lutter contre ces semi dictatures qui s’installent en Europe et ailleurs, c’est vivre debout.

Un célèbre acteur français a dit lors de la Seconde Guerre mondiale : «Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux»…

Dans sa «la théorie de la classe de loisirs» (1899), le norvégien Thorstein Veblen (1857-1929) énonce :

«Le désir de disposer d’un plus grand confort et de se mettre à l’abri du besoin, voilà un mobile qui se trouve à tous les stades du processus d’accumulation dans une société industrielle moderne; toutefois, ce qu’on peut appeler à cet égard le niveau de suffisance est à son tour profondément affecté par les habitudes de rivalité pécuniaire.»

Toujours à propos de cette rivalité dévastatrice :
«Si l’on met à part l’instinct de conservation, c’est sans doute dans la tendance à l’émulation qu’il faut voir le plus puissant, le plus constamment actif, le plus infatigable des moteurs de la vie économique proprement dite.»

Hervé Kempf dresse donc un inquiétant état des lieux de notre monde. Son essai critique est court, limpide et implacable. Et si dans ce livre il ne parle pas en terme de solutions, par contre, son nouvel ouvrage : «Pour sauver la planète, sortez du capitalisme» (critique éditée le 20.08.09) propose des pistes.

Les hautes sphères de la finance et de la politique – bonnets blancs et blancs bonnets – refusent toute réelle solution; elles préfèrent payer les peuples en monnaie de singe et autres singeries. C’est à nous les sans grade et sans fortune de trouver des solutions acceptables et satisfaisantes pour le bien commun.
« Nous le valons bien », paraît-il…
On nous le répète assez.

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