Le pari de la décroissance de Serge Latouche – Editions Fayard – 2006 – 302 pages.

Tout le monde sait que la critique de livres est un exercice périlleux. Quand on lit les journaux spécialisés, les pages littéraires ou les blogs consacrés aux livres, on est surpris par le consensus qui y règne. Il est rare de lire des critiques négatives. Souvent l’adhésion inconditionnelle ou timidement critique a pour but direct ou indirect la vente de livres. C’est comme si seuls des chef-d’œuvres étaient publiés.

Il ne faut pas hurler à la médiocrité sous peine d’être disqualifié par la profession ou étiqueté écrivain raté.

N’étant pas critique professionnel, mais seulement quidam passionné, je ne subis aucune pression et n’ai aucune crainte. Je suis libre.

Je vous dis cela parce que je voudrais vous parler du « pari de la décroissance ». Le titre est prometteur, les problèmes théoriquement posés.

Mais aucune solution réaliste n’est jamais proposée. On reste dans l’utopie écologique.

La pensée m’a semblé confuse, absconse. Beaucoup trop de citations émaillent le texte de Serge Latouche : dans une même page, il y a parfois jusqu’à trois citations ou extraits, parfois longs. Le texte s’en trouve alourdi, l’idée est desservie. Et lorsque l’auteur parle enfin en son nom, la démonstration est faible et la preuve absente.

Paradoxalement, l’intérêt principal de ce « pari » est l’abondante bibliographie qui permet au lecteur d’élargir son champ d’investigations futures.

 

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