En route vers l’ouest de Jim Harrison – Editions 10/18
n° 3327 – Domaine Etranger –
368 pages.

en route vers l'ouest

 

Chien Brun, indien du Comté de Marquette au bord du Lac Michigan, grand crétin ou grand philosophe, est dans la lignée des personnages de Steinbeck et de Kerouac, traversant l’Amérique au gré de l’errance. Par le plus grand des hasards, il se retrouve à Los Angeles, chauffeur de Bob, scénariste ringard, boulimique et mythomane, mais néanmoins connu.

De ce fait, Chien Brun se trouve propulsé dans des situations nouvelles et surprenantes qui l’amènent à se souvenir et à comparer les bizarreries hollywoodiennes avec sa vie d’homme pauvre mais libre, d’homme simple mais de bon sens pour qui la nature est le principal repère.

En route vers l’ouest – l’une des trois nouvelles de ce livre – est un texte picaresque dont le fil conducteur sous-jacent est une peau d’ours. Comme souvent chez Jim Harrison, un langage très cru côtoie des images très pures. Le télescopage des deux apporte une extraordinaire puissance au récit. C’est le souffle d’un géant de la littérature américaine.

« Rendez-vous du côté du Lac Supérieur, puis sur les Ramblas de Barcelone en compagnie de personnages en rupture de ban, des vagabonds qui, de l’ironie et du détachement, ont fait un art de vivre. Leur fréquentation est hautement recommandée. » (André Clavel, L’Express)

Deux autres nouvelles suivent l’histoire de Chien Brun: « la bête que Dieu oublia d’inventer » et « J’ai oublié d’aller en Espagne ». Je vous en parlerai plus tard.

Je vous recommande également la lecture de « De Marquette à VeraCruz » et les merveilleuses « Légendes d’automne » dont on a tiré un beau film avec Brad Pitt, Anthony Hopkins et Aidan Quinn.

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