Au Kunsthaus de Zürich : Rivoluzione !
Les divisionnistes, peintres italiens de la fin du 19ème siècle.
Exposition du 26 Septembre 2008 au 11 Janvier 2009

la tricoteuse

Zürich, tout comme Paris, Londres ou Berlin organise chaque année une grande exposition qui attire tous les amateurs d’art du monde entier (et aussi tous les snobs). Ces manifestations ont lieu au Kunsthaus.070120090849470000.jpg

C’est un musée magnifique qui possède un fonds d’une très grande richesse artistique, présenté dans les meilleures conditions. Nous sommes en Suisse.

Donc, cette année est consacrée au divisionnisme, autrement nommé pointillisme ou néo-impressionnisme. Il s’agit d’une technique issue du mouvement impressionniste consistant à peindre par petites touches ou petits traits séparés.

Après avoir analysé et décomposé la lumière en partant des trois couleurs primaires et des couleurs complémentaires, on applique les principes de la théorie des couleurs et de l’optique réunies. Les points et les traits s’assemblent alors pour former des compositions chatoyantes, très lumineuses.

Les français Georges Seurat (1859-1891) et Paul Signac (1863-1935) furent les initiateurs de cette technique, suivis bientôt par les italiens qui utilisèrent le terme de divisionnisme.

Et voilà, nous nous retrouvons dans la grande salle des expositions pour savourer la beauté de ces tableaux. Je ne vais pas vous parler de tous les peintres présentés.

Je souhaite seulement vous faire partager, si possible, mon émerveillement devant les toiles de Giovanni Segantini (1858-1899), mon préféré.

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Ses œuvres sont merveilleuses. Il est – à mes yeux – le maître de la peinture de montagne et de la vie alpestre. Ce ne sont que prés fleuris, jeunes paysannes charmantes, paisibles paysages. Le calme et l’harmonie règnent avec en arrière plan les montagnes des Grisons. Grâce à ce pointillisme, tout devient délicat. Pas de couleurs agressives, nous sommes dans les pastels caressants. De regard en regard, on pénètre subrepticement dans le tableau pour bientôt faire partie du paysage. Nous sommes dans le pré de Savognin en compagnie de la jeune fille qui tricote des chaussettes ou encore auprès de celle qui garde les moutons sous le soleil ardent de midi à moins que cela ne soit avec cette autre, alanguie sous la chaleur d’été.

C’est une peinture à la fois délicate et puissante. Puissante car elle nous tient sous l’emprise de son charme.

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80 peintures étaient ainsi rassemblées et de grands noms se côtoyaient tels :

Emilio Longoni (1859-1932) avec son célèbre tableau symboliste « l’appel du ruisseau » ou son non moins imposant « glacier » qui date de 1905.

Umberto Boccioni (1882-1916) dont l’art des couleurs fruitées, donne à ses tableaux un air d’éternel printemps, d’éternelle jeunesse ; ainsi en est-il de la « Campagne lombarde » (1908), du « Soir en avril » (1908) ou de la « Campagne romaine » (1903).

Je ne vais pas continuer car je crains d’être exhaustive, ce qui serait ennuyeux.

Je vous ai parlé de mes préférences. Il suffit qu’un tableau nous communique son âme pour nous laisser l’ empreinte d’un bonheur durable. L’artiste qui ainsi nous émeut atteint son but et gagne la postérité.

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A Suivre …