Ceux qui vont mourir te saluent de Fred Vargas - 190 pages – collection « j’ai lu » policier – n°5811

Trois jeunes gens fantasques – Tibère, Claude et Néron – liés par une indéfectible amitié vivent à Rome.
Une belle femme – Laura – les fait rêver.
Un mari – Henri Valhubert – époux de Laura, expert en Art.
Un dessin de Michel Ange non répertorié et…
Un meurtre à la ciguë.
Le roman peut démarrer, de mots légers en phrases alertes. Aucune vulgarité comme dans certains polars. Pas d’hémoglobine comme dans tant d’autres. L’intrigue progresse crescendo, ce qui est normal au pays de Verdi. Une fine étude des caractères et des liens ténus qui relient les personnages rend le roman attachant. Le lecteur passe ainsi quelques heures agréables à errer dans Rome et la Vaticane. Par les temps qui courent, les bons moments sont rares et à cultiver.

Il s’agit là d’un roman policier, certes, mais d’ un roman de littérature policière. Ce genre a fini par acquérir ses lettres de noblesse et ses grands écrivains sont reconnus. Ces romans se distinguent nettement de certains polars au style agressif et expéditif, au langage argotique et simpliste qui ont leurs adeptes non critiquables.

D’ailleurs, preuve de cette vitalité, une bibliothèque du roman policier prospère à Paris 48-50, rue du Cardinal-Lemoine. Ouverte au public en 1995 elle porte le nom de Bibliothèque des Littératures Policières (Bilipo), reconnaissant ainsi la diversité existant au sein de cette littérature.

Vous serez chaleureusement accueillis dans cette bibliothèque par une charmante jeune femme qui vous aidera dans la découverte du fonds. C’est une bibliothèque de consultation. Vous pouvez y étudier ou bien passer un excellent moment à lire un bon roman policier. La bibliothèque est accréditée pour recevoir le premier exemplaire de chaque livre (policier) ce qui, en principe, est le privilège de la Bibliothèque Nationale.

Petit détail qui a son importance : pour arriver à la Bilipo, remontez la rue du Cardinal Lemoine sur le trottoir de droite, tournez au coin de la caserne des pompiers de la rue Lartigue.img0108resize.jpg C’est au bout de cette toute petite rue et c’est bien indiqué.

A ne pas rater… dans tous les sens du terme.

 

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