Joseph Farewell Glidden, né dans l’Illinois, après observation de ce qui existait déjà à l’état embryonnaire et quelques conflits, déposa le 24 novembre 1874 un brevet concernant le fil de fer barbelé (ou ronce artificielle).

Cette invention devint l’arme fatale des grands propriétaires terriens américains, mettant fin à la tradition des pâturages libres (open ranges) et du même coup au métier de cow boy. Le glas de la conquête de l’Ouest venait de sonner.

La même année Glidden créa une machine capable de produire du fil barbelé et dès 1875 la production s’élevait à 270 tonnes.

Depuis, le barbelé a eu de beaux jours meurtriers. Sur tous les champs de bataille, quelles que fussent les guerres.

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« Un succès immédiat, ce fil de fer barbelé. A présent, chaque hiver, de l’Utah à l’Arizona, les antilopes crèvent par milliers et les moutons bighorns par centaines, car les clôtures leur interdisent de fuir pour échapper au blizzard et à la sécheresse. » (Edward Abbey – 1975)

Le barbelé est un outil toujours d’actualité chez les fermiers. A l’automne, de nombreux pieux et barbelés sont mis à terre. L’hiver la neige recouvre le tout. Dissimulé, le danger guette.

Certains paysans tentent de remplacer cet objet nuisible par des rubans en plastique blanc accrochés à des piquets souples. Très légers, trop souples, les piquets ploient sous le vent et les rubans ont tendance à s’envoler.

Il faut trouver une solution innovante afin de reléguer dans les poubelles de l’Histoire ce fil de malheur.

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A suivre …