Dans la campagne zougoise, le héron cendré, de noble stature, trône souvent dans les prairies humides ou au bord des cours d’eau, posé sur une pierre.

« Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où
« Le héron au long bec emmanché d’un long cou.
« Il côtoyait une rivière… « (Jean de La Fontaine)

Il est d’une infinie patience et devrait servir de modèle à bon nombre de nos congénères. Il attend que passent l’escargot, la grenouille ou autre mets de choix et s’avère bien moins exigeant que le héron de la fable.
Au moindre bruit, au moindre mouvement, il décolle d’un vol lourd. On peut alors entendre le froissement de l’air que ses grandes ailes fendent lentement.
Un héron est venu se percher au faîte de l’un des grands arbres de la forêt de Langholz. Comme suspendu dans l’air, il faisait, preuve d’un sens parfait de l’équilibre et semblait très à l’aise. Je pensais que son poids allait casser la branche. Erreur. J’en fus toute ébahie, c’est cela l’ignorance des ex-citadins.
Heureusement, et contrairement à certains autres cantons suisses, tuer les hérons cendrés de notre canton est interdit.
A les regarder, la fable de Jean de La Fontaine ressurgit automatiquement, comme si l’école n’était pas finie. J’ai dix ans…

 

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A suivre …