Certains soirs d’été une petite boule surgit de sous l’auvent du toit et se met à voleter frénétiquement. C’est notre amie la pipistrelle. Nous n’avons jamais pu localiser avec précision son logis, mais elle est fidèlement là et nous frôle presque en passant. Elle est moins sauvage qu’on pourrait le supposer. La chasse est ouverte.

Dans la journée, il m’arrive parfois de voir circuler à coups d’aile menus ces petits animaux qui souffrent d’une mauvaise réputation. Je me souviens que ma mère disait que les pipistrelles et autres vespertilionidés s’accrochent dans les cheveux. C’est ce que l’on peut qualifier de légende urbaine…

En fait de chasse, les reines de ce sport sont les hirondelles. Les martinets aussi sont très efficaces. Leur arrivée dans le ciel annonce le renouveau, des naissances à venir. Nous les guettons dans le ciel d’avril. Nombre de paysans achètent ou construisent des nids pour hirondelles, les martinets ne se posant presque jamais, le problème est résolu. Je connais une belle ferme de montagne qui abrite ainsi de nombreuses hirondelles. Le fermier a installé une dizaine de nids sous l’auvent de sa grange. De petites têtes piaillantes dépassent des nids et c’est le ballet rapide et entraînant des longues queues noires parentales. Restez la tête levée pour admirer le spectacle et en un rien de temps vous aurez le tournis.

Qui a dit qu’il n’y avait rien à voir près de chez soi ?

 

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A suivre …